La RSE vue par les décideurs : Une action par et pour les salariés, perçue comme bénéfique pour l’activité

Si la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a toujours été définie à travers ses deux piliers (environnemental et social), son volet environnemental a parfois semblé prendre le dessus durant de nombreuses années sur d’autres enjeux tels que la prise en compte des salariés dans l’entreprise, l’éthique dans les affaires, la lutte contre les discriminations ou encore l’écoute des parties prenantes, parfois relégués au second plan.

Les décideurs (cadres d’entreprises) ont aujourd’hui une vision plus élargie de la RSE, intégrant en priorité cette dimension « sociale » : la prise en compte du bien-être des salariés dans l’entreprise arrive ainsi en tête des citations (51 %) parmi les enjeux prioritaires de la RSE, suivi de l’éthique dans les affaires, la transparence, la lutte contre la corruption (44 %), la prise en compte de l’empreinte écologique de l’entreprise (37 %) mais aussi la prise en compte de la santé des salariés (37 % également).

Parallèlement, les décideurs considèrent que ce sont les salariés eux-mêmes qui sont les plus à même de porter la RSE dans l’entreprise (45 %), suivis de près par « la direction, le top management » (43 %) mais loin devant les managers (26 %), les clients (14 %) ou les actionnaires (8 %). Une RSE par et pour les salariés en d’autres termes, même s’ils ne sont ni les seuls acteurs ni les seuls bénéficiaires de l’action RSE de l’entreprise.

Enfin, l’étude met en avant l’impact très positif perçu par les décideurs sur l’activité de l’entreprise : une majorité d’entre eux (55 %) considèrent ainsi la RSE comme une « opportunité économique » source d‘ « avantage concurrentiel » (et seuls 21 % sont d’un avis contraire, considérant la RSE comme une contrainte).

Compte tenu de cet impact direct de la RSE sur l’activité, il est peu étonnant que les décideurs souhaitent que les entreprises aillent plus loin : non seulement dans l’intégration complète de la RSE à la stratégie et aux opérations commerciales – 52 % y sont favorables, contre seulement 43 % qui préfèrent une séparation entre RSE, stratégie et opérations commerciales – mais aussi dans la volonté de dépasser les seules obligations réglementaires (54 %).