| La nouvelle opposition,après les européennes |
Le trio socialiste Le trio socialiste est celui qui recueille – à quelques points près – les scores les meilleurs. Auprès des sympathisants de gauche et du centre, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Ségolène Royal obtiennent respectivement 16 %, 15 % et 15 % des réponses apportées à la question « à votre avis, qui est désormais le meilleur porte-parole de l’opposition ? ». A noter qu’auprès de l’ensemble des Français, Dominique Strauss-Kahn distance nettement les deux autres leaders (respectivement 20 %, 12 % et 11 %), ce qui s’explique notamment par la popularité plus élevée du président du FMI auprès des sympathisants de droite. En termes de structures de soutien, ces trois personnalités capitalisent sur des publics très différents. Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal sont soutenus par des publics dont les profils sont quasiment opposés, Martine Aubry recueille le soutien de profils intermédiaires. Auprès de l’ensemble des personnes interrogées :
Au lendemain du scrutin européen, la prouesse de Martine Aubry est de conserver la confiance de l’opinion pour l’exercice de ses fonctions : 55 % des Français estiment qu’elle doit rester « Première secrétaire du Parti socialiste », et, plus significatif encore pour elle, 63 % des sympathisants socialistes se rangent à cette opinion. Le trio «non socialiste» Ce trio socialiste est complété par un autre trio, formé de Olivier Besancenot (14 % auprès des sympathisants de gauche et du centre), François Bayrou (11 %) et Daniel Cohn-Bendit (11 %).
En l’état actuel des choses, cette pluralité conduit une large majorité de sympathisants de gauche (64 %) à plaider pour un rapprochement des sensibilités de la gauche de gouvernement « pour travailler à un retour commun au pouvoir ». Fort bénéfice de confiance en faveur de l’exécutif Face à cette opposition polyphonique, à laquelle s’ajoutent par ailleurs bien évidemment les oppositions villéristes et d’extrême-droite, l’exécutif se porte bien. Au lendemain d’élections européennes généralement présentées comme une « victoire » pour le pouvoir, la popularité du président de la République enregistre une hausse de 7 points (à 47 % désormais), et celle de son Premier ministre une progression de 4 points (à 51 %). Concernant la popularité de Nicolas Sarkozy :
Ainsi en termes d’opinion, ces élections auront été bénéfiques pour le chef de l’Etat : elles lui auront permis d’élargir son assise de soutiens, et de retrouver un peu d’oxygène politique auprès de Français politiquement éloignés de sa sensibilité. Ces élections européennes auront été plus riches d’enseignements que prévu. Elles ont signé, notamment, un vote-sanction à l’encontre du Parti socialiste, qui loin de bénéficier au MoDem comme prévu, s’est reporté en faveur des listes Europe écologie. Ces glissements électoraux n’ont pas, pour autant, installé un nouveau leadership au sein de l’opposition de gauche et du centre. Ils ont certes porté Daniel Cohn-Bendit à la tribune des porte-parole de ce camp, mais sans toutefois ruiner le crédit de Martine Aubry et de François Bayrou. D’une certaine manière, le jeu apparaît plus encore ouvert aujourd’hui, qu’il ne l’était avant le 7 juin. François Miquet-Marty Directeur associé Viavoice Télécharger en pdf le Sondage Viavoice - Libération de Juin2009 |
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