| Baromètre de confiance à l’égard des professionnels de santé |
Dans un pays qui ne cache pas son fort attachement à son système de santé, par ailleurs réputé au delà de ses frontières : la France avait en 2000 le meilleur système de santé au monde selon l’OMS. Cette reconnaissance s'appuie notamment sur la qualité et l'implication des acteurs de ce système, à qui incombe la
Une confiance largement accordée à l’ensemble des professionnels de santé Globalement, alors que le système de santé fait l’objet de plus en plus de critiques, ses acteurs sont très largement plébiscités par les Français. Le niveau de confiance globale qui leur est accordé est en moyenne autour de 88 %, score important qui souligne une forte satisfaction de la population. Les cotes de confiance attribuées à chacun peuvent atteindre des seuils très élevés et varient légèrement en fonction de la fréquentation et de la proximité entretenues avec chaque professionnel :
Des professionnels reconnus et appréciés pour leurs qualités humaines et leur expertise Les scores élevés de confiance relevés précédemment s’expliquent par les perceptions détaillées de chaque profession de santé. Globalement, les Français reconnaissent aux différents métiers une bonne expertise professionnelle et scientifique, ainsi que des qualités humaines d’écoute et de disponibilité, notamment chez leurs interlocuteurs du quotidien (pharmaciens, infirmiers, médecins généralistes). Des critiques du système de santé ressortent néanmoins de ce sondage, mettant en lumière certaines difficultés pour l’accès aux soins d’une partie de la population, que ce soit pour des raisons de coûts (spécialistes, dentistes) ou de répartition sur le territoire (infirmiers, généralistes). D’autres critiques soulignent la sollicitude du grand public pour des métiers difficiles et fatigants, notamment les infirmiers. Ainsi, l’idée selon laquelle les infirmiers exercent un métier difficile recueille la quasi-unanimité (93%) des réponses. Les interviewés déplorent également qu’ils soient insuffisamment reconnus sur le plan professionnel (63%), et trop peu rémunérés (60%). Pourtant de l’avis général, ces constats n’empêchent pas les infirmiers de se montrer particulièrement disponibles et à l’écoute des patients (84%). Les médecins généralistes recueillent également des observations très satisfaisantes : eux aussi sont jugés à l’écoute (77%), disponibles pour des conseils complémentaires (60%) et s’adaptant correctement aux évolutions des soins (74%). En revanche, 62% des personnes interrogées regrettent que les médecins généralistes soient mal répartis sur le plan géographique, montrant des inquiétudes fortes sur l’inégalité d’accès aux soins. Les pharmaciens sont considérés comme les plus disponibles et à l’écoute (93%, contre 84% pour les infirmiers, 77% pour les généralistes et 60% pour les spécialistes). Ils semblent également bien informés sur les nouveaux médicaments (85%), ce qui leur permet de donner des conseils adaptés aux besoins de chacun (88%). Ce chiffre grimpe à 91% chez les femmes et les personnes âgées, qui sollicitent probablement davantage leur avis. A noter également que 38% des personnes interrogées déclarent avoir changé leurs habitudes d’achat depuis le déremboursement de certains médicaments, notamment les jeunes (25-34 ans) et les ouvriers, c’est-à-dire les catégories sociales les moins aisées. Quant aux médecins spécialistes et hospitaliers, ils s’adaptent très bien aux évolutions des soins (83%) et sont assez disponibles et à l’écoute de leurs patients (60%), même si ce score est moins élevé que chez les médecins généralistes. En revanche, les consultations sont jugées trop chères par 70% des personnes interviewées (79% des ouvriers), perception d’autant plus forte que l’accès aux spécialistes a été limité par la réforme de 2004, remboursant moins les assurés sociaux qui les consultent sans passer par leur médecin traitant. Pour les chirurgiens-dentistes également, la question des coûts préoccupe une large partie (88%) de la population, ce qui n’entache pas leur image professionnelle : ils s’adaptent suffisamment aux évolutions des soins (84%) et sont disponibles et à l’écoute de leurs patients (78%, soit autant que les médecins généralistes). Un Français sur trois (34%) pense également qu’ils sont mal répartis sur le territoire, préoccupation exprimée dans de plus fortes proportions en Ilede- France (42%). Enfin, les masseurs kinésithérapeutes et les ostéopathes sont perçus comme étant très disponibles (82%). Pourtant, leur expertise semble insuffisamment reconnue (33%) et leur domaine d’intervention difficile à comprendre (34%), a fortiori par les 18-24 ans (50%) qui les consultent probablement moins souvent. |
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