| Baromètre des cadres - Avril 2010 |
S’établissant sur l’indice -26, il connaît une hausse de huit points par rapport aux données enregistrées le mois dernier. Ce score rétablit l’indice du moral des cadres au niveau qui était le sien avant le déclenchement de la crise de 2008-2009 : ce chiffre de « -26 » avait été enregistré en 2005, deux ans avant l’élection présidentielle. Premier registre d’explication : la conjoncture macro-économique L’actualité du mois de mars a été caractérisée par l’amélioration (ou une moindre détérioration) de la situation de l’emploi en France :
Dans ce contexte, le pessimisme en matière d’emploi en France livre ses premiers signes d’érosion : 23 % des cadres estiment que « le nombre de chômeurs en France augmentera nettement » au cours des « mois qui viennent », soit une baisse de 5 points par rapport aux résultats obtenus le mois dernier. Deuxième registre d’explication : les opportunités micro-économiques Le deuxième registre d’explication concerne les opportunités micro-économiques au sein des entreprises dans lesquelles les
Troisième registre d’explication : les élections régionales Le troisième registre d’explication concerne les élections régionales, qui ont introduit une césure dans notre vie nationale : les résultats de ces élections ont conduit le président de la République a engager un remaniement gouvernemental et une clarification de la politique menée. Loin de suffire à générer un élan d’optimisme, cette actualité politique a eu pour effet de :
Ainsi la forte progression du moral des cadres s’explique-t-elle par des facteurs de natures très différentes, et qui ne sont pas suffisantes pour conclure à une dynamique durable : l’amélioration sur le front de l’emploi doit se poursuivre mais va également se banaliser, l’avenir des perceptions micro-économiques est incertain, et le climat politique lié aux élections régionales est éphémère. Enseignement supérieur : une demande de moyens et d’une meilleure préparation au monde du travail Par ailleurs, sur le fond, les cadres n’expriment pas d’insatisfaction majeure à l’encontre de cet enseignement supérieur, dont la plupart d’entre eux sont d’ailleurs issus :
Mais ce second score masque, en creux, la part des attentes concernant l’adéquation de l’enseignement supérieur et du monde du travail :
Sur ce dernier registre, les cadres aspirent à une meilleure interpénétration du monde universitaire et de l’entreprise : développement des stages, amplification des formations en alternance, contenu de l’enseignement intégrant les réalités de l’entreprise et les voies d’accès au monde du travail, comptent parmi les priorités citées spontanément pour demain. Il s’agit, pour la plupart, d’un impératif de décloisonnement. |
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