| Baromètre des cadres - Juin 2010 |
Cette rechute majeure s’explique par la crise grecque, par les doutes concernant la viabilité de notre système économique et financier, et par les inquiétudes nées de l’engrenage « déficits-rigueur-absence de croissance ». Des cadres au plus mal L’effondrement est impressionnant : établi à -47, l’indice synthétique du moral des cadres 3 perd 13 points, après avoir déjà baissé de 8 points le mois dernier. Dès lors les records s’accumulent :
Cet événement est alimenté par une convergence des inquiétudes macroéconomiques et personnelles :
Au coeur des inquiétudes Fondamentalement, cette recrudescence des inquiétudes des cadres en France s’explique par le contexte de la crise grecque et ses conséquences (menaces sur la zone euro, plans de rigueur). Concrètement près d’un cadre sur deux (48 %) considère que la France « pourrait avoir les mêmes problèmes financiers que la Grèce », et seuls près d’un tiers (35 %) sont d’un avis inverse. C’est dire que pour les cadres, la « crise grecque » n’est pas une spécificité mais le syndrome de maux plus profonds qui n’épargnent pas la France. Précisément, au registre des explications de la crise grecque, les cadres interrogés ne citent pas prioritairement la « crise économique et financière » (23 %), mais les « gouvernements grecs » (64 %), ainsi que « les institutions financières » (44 %) et « l’essoufflement de notre modèle de croissance » (28 %). Dès lors apparaît un triptyque anxiogène :
Et ces ressorts de fragilité majeure concernent, dans leur principe, également la France :
Ces perceptions signent une défiance envers notre système économique et financier (défiance amplifiée par les turbulences sur la zone euro), et déploient les inquiétudes face au cycle « déficits-rigueur-absence de croissance ». Il y a un an, au printemps 2009, les cadres retrouvaient des raisons d’espérer. Aujourd’hui ils apparaissent, plus que jamais, décontenancés.
|
|||||


