| Baromètre des cadres - Mai 2010 |
Alors que les discussions entre gouvernement et partenaires sociaux s’intensifient sur la réforme des retraites, laquelle devrait être négociée au printemps et discutée à l’Assemblée à partir de septembre, notre baromètre Viavoice – HEC – Le Figaro Economie – France Inter – France 24 révèle l’inquiétude massive des cadres concernant le financement de leur propre retraite, en dépit de la situation relativement favorisée qui est la leur. Pour autant, les cadres n’entendent pas renoncer au système de retraites actuel par répartition, au bénéfice éventuel de retraites par capitalisation. Une inquiétude massive des cadres concernant leur propre retraite De façon très largement majoritaire, 72 % des cadres se déclarent inquiets concernant le financement de leur propre retraite, dont 25 % « très inquiets ». Parmi eux, les jeunes sont à peine plus confiants que leurs aînés : 69 % des 18-39 ans sont inquiets. La différence entre secteur public et secteur privé est également mineure : 75 % des cadres du public se déclarent inquiets, pour 70 % des cadres du privé. Cette inquiétude générale des cadres signifie que leur situation professionnelle et financière relativement favorable ne les exonère pas des interrogations que se posent la plupart des Français. A ce titre, les cadres apparaissent comme des salariés comme les autres, et l’enjeu de l’avenir des retraites dépasse les clivages entre catégories socioprofessionnelles. Pour autant, un attachement des cadres au système de retraite actuel en France Malgré ces craintes, les cadres ne sont pas enclins à répudier notre système de retraite au bénéfice, éventuellement, d’une retraite par capitalisation. Au contraire, 62 % considèrent que « notre système de retraite est un atout pour la France et qu’il faut le préserver ». Moral des cadres : le retour des perplexités Ces interrogations concernant l’avenir des retraites s’inscrivent, de manière plus générale, dans un contexte de perplexités économiques renouvelées, qui succèdent à l’embellie que nous avions enregistrée le mois dernier dans le sillage des élections régionales et des résultats encourageants en matière d’emploi. Désormais établi à -34 points, l’indice synthétique renoue avec son niveau du mois de mars après avoir progressé en avril (-26). Ces perplexités surviennent dans le contexte des fragilités économiques médiatisées ces dernières semaines :
L’ensemble de cette conjoncture récente contrevient, en Europe, aux effets positifs de la reprise mondiale (4,2 % en 2010 selon le FMI). |
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