| Baromètre des cadres - Septembre 2010 |
Cette amélioration significative s’inscrit dans le contexte des bons chiffres de la croissance et annoncés début août (0,6 % de croissance au deuxième trimestre). Elle masque toutefois des inquiétudes toujours fortes pour l’avenir, caractérisées notamment par des perspectives en berne concernant les évolutions de carrière. Une reprise du moral des cadres, sur fond de signaux encourageants concernant la croissance Si la reprise a été limitée en ce début d’année avec la volatilité des marchés et les inquiétudes liées aux mesures de rigueurs, les chiffres annoncés par Christine Lagarde durant l’été ont fait office de bouffée d’air avec 0,6 % de croissance au deuxième trimestre (contre 0,2 % au premier) puis 35 000 créations de postes (+0,2 %), confirmant les espoirs de reprise. C’est dans ce contexte encourageant qu’est enregistrée la forte progression de l’indice du moral des cadres (-41, + 6 points), déployée sur plusieurs registres :
Ces perspectives encourageantes favorisent en outre l’amélioration de la motivation des cadres, qui se redresse après avoir fortement chuté (36 %, +3 points). La persistance d’un pessimisme de fond et de faibles perspectives de carrières Toutefois ce redressement de la confiance appelle à être relativisé : non seulement parce que les cadres restent très majoritairement inquiets pour la situation économique nationale, mais encore parce qu’ils ne discernent pas encore, pour eux-mêmes, les effets de la reprise. En premier lieu, 77 % des personnes interrogées déclarent que le taux de croissance de +0,6 % enregistré au deuxième trimestre ne les « rend pas particulièrement optimistes pour l’avenir de la croissance », alors que seuls 15 % sont d’un avis contraire. Ce pessimisme persistant est conforté par des perspectives personnelles en demi-teinte :
Des cadres relativement favorables à la réduction des niches fiscales En dépit des difficultés, une majorité relative de cadres (47 %) plaide en faveur d’une « forte réduction des niches fiscales », contre 39 % qui préfèrent « une faible réduction ». Ces chiffres partagés expriment en premier lieu l’importance reconnue à la nécessité d’une réduction significative du déficit budgétaire. Et ils vont à ce titre dans le sens de la mise en place du plan de réduction de certains crédits et exonérations d’impôts, annoncé à hauteur de 10 milliards lors du récent déjeuner de travail interministériel de Brégançon. Elles correspondent, en second lieu, aux incertitudes qui persistent sur l’identité des niches fiscales mises en cause ou supprimées. Au total, les cadres affirment à la fois une préférence de principe, et un doute empirique. Le plus profond de la crise est-il désormais dépassé ? En dépit des fragilités persistantes, la progression actuelle du moral des cadres livre une promesse : la répudiation définitive de l’étiage calamiteux enregistré avant l’été (-47). Ce mauvais score, qui avait été le plus décevant jamais enregistré depuis la création de ce baromètre début 2004, apparaît aujourd’hui comme un plancher que les perspectives actuelles autorisent à dépasser. Cela dépend notamment, pour les mois qui viennent, des scénarios de croissance et d’emploi au plan macroéconomique, et des hypothèses personnelles que connaîtront les cadres. Il s’agit, à la fois, d’un enjeu de conjoncture et de psychologie. Télécharger en pdf le sondage baromètre des cadres - Septembre 2010 |
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