| Baromètre Viavoice - Libération - Juillet 2009 |
Pour cette gauche qui entend passer à l'offensive, la proposition de loi concernant le travail du dimanche constitue un important enjeu économique et de société. Et cette nouvelle livraison du baromètre Viavoice - Libération révèle que les Français sont majoritairement opposés à cette idée de réforme. Travailler le dimanche : une idée impopulaire De manière globale, 55 % des Français se déclarent « opposés » à la proposition de la majorité visant à faciliter le travail le dimanche. Cette proposition concerne essentiellement les agglomérations et les zones touristiques, et prévoit des garanties exceptionnelles en faveur des salariés (salaires, congés) mais uniquement dans les Puce (« Périmètres d'usage de consommation exceptionnel »). En réalité, cette opinion majoritaire des Français repose sur un profond clivage politique :
Pour comprendre ce rejet majoritaire du travail le dimanche dans l'opinion, deux éléments d'explication apparaissent décisifs :
En revanche, l'idée selon laquelle les salariés seraient tributaires des décisions de leur employeur ne porte pas véritablement dans l'opinion : 62 % des Français pensent que « dans la réalité des entreprises », les salariés auraient la possibilité de refuser le travail le dimanche, même si « leur employeur » le « leur demandait ». Les deux leaders de gauche majoritairement populaires : Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn Cette vague du baromètre Viavoice-Libération inaugure par ailleurs une nouvelle question récurrente, consacrée à la popularité des leaders de la gauche. Les résultats révèlent que, auprès du grand public, deux leaders disposent de popularités majoritaires auprès des Français : Bertrand Delanoë et Dominique Strauss-Kahn (respectivement 57 % et 53 %). Ces succès s'expliquent par trois facteurs principaux :
Pour l'exécutif, la fin de la séquence « européennes » Concernant l'exécutif, la dynamique d'opinion née du succès enregistré par l'UMP lors des élections européennes subit un coup d'arrêt. La popularité du président de la République connaît un repli de deux points (à 45 % désormais), et celle du Premier ministre d'un point (à 50 %). En l'état, ce coup d'arrêt apparaît moins comme une sanction, que comme un retour progressif vers la « normale » après l'épisode des européennes. Dans la durée, la popularité de Nicolas Sarkozy s'établit entre 38 % et 43 %. Après la faillite de Lehman Brothers, le discours de Toulon et son implication internationale lui avaient offert un regain de confiance, puis le scrutin du 7 juin lui en a offert un second. Ce mois de juillet 2009 se révèle riche : après ce que l'on a appelé l'inauguration de l'ère « Sarko II », la majorité risque d'être en porte-à-faux avec les Français sur la question du travail le dimanche, et les popularités des leaders de la gauche connaissent des cristallisations. Y compris pendant l'été, le travail de l'opinion publique ne fléchit pas. François Miquet-Marty Directeur associé Viavoice Télécharger en pdf le Sondage Viavoice - Libération de Juillet 2009 |
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