| Des cadres nettement éprouvés par le climat social |
Pour autant, la crise politique et sociale née de la réforme des retraites a exercé un effet dévastateur sur le moral des cadres. Les blocages et pénuries qui ont affecté de nombreuses entreprises, ou encore la mobilisation des lycéens ont laissé l’image d’un pays en difficulté et peu confiant pour son avenir. Et cette nouvelle vague d’enquête révèle que le moral des Une baisse importante et malvenue du moral des cadres, un record historique de démotivation Après l’amélioration des deux derniers mois, l’indice du moral des cadres chute brutalement et se rapproche de son étiage : il atteint désormais - 46, soit une baisse de 5 points. Pour mémoire, le niveau minimal de juin (-47) avait été atteint juste après la crise de l’euro et la décision d’un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros. Cette fois-ci, une baisse d’optimisme manifeste apparaît sur deux indicateurs macroéconomiques majeurs (l’emploi et le niveau de vie) et s’accompagne d’un impact négatif important sur la motivation des collaborateurs :
En revanche, les perspectives personnelles sont plus stables : 16 % des cadres pensent qu’ils auront des opportunités de progression de carrière « importantes » dans les mois à venir (-2 points) et 17 % que leur situation financière personnelle va s’améliorer (+2 points). Néanmoins à terme, on ne peut exclure l’impact de cette actualité sur les perspectives individuelles : on se souvient qu’en mai 2010, 72 % des cadres se déclaraient inquiets pour le financement de leur retraite, dont 25 % « très inquiets ». Total et EDF en tête des entreprises considérées comme les plus performantes pour l’avenir Dans le contexte actuel particulièrement tendu, les leviers d’espérance économique pour les mois qui viennent sont fondamentaux. A la question « quelles seront les grandes entreprises françaises les plus performantes dans les années à venir ? », un tiers (33 %) des cadres français citent spontanément le groupe Total. Cette prééminence du groupe énergéticien apparaît simultanément :
En termes généraux, ce sont d’ailleurs les entreprises de secteurs dits défensifs qui sont le plus citées, c’est-à-dire celles qui ont traversé la crise financière avec le moins de difficultés :
Par ailleurs, le fait que Renault ou PSA soient cités spontanément par 7 % des cadres montrent une confiance relativement forte en faveur des constructeurs automobiles français à l’heure où ceux-ci investissent dans des technologies nouvelles (voitures électriques, etc.). En revanche, il est symptomatique d’observer le peu de citations concernant les banques, à l’exception de BNP Paribas (13 %). La deuxième banque la plus citée est la Société Générale, à 4 % de citations. Preuve d’une baisse de confiance à l’égard des acteurs financiers ou volonté de privilégier « l’économie réelle » ? Quoiqu’il en soit, l’impact de la crise financière de 2008-2009 sur ces perceptions demeure décisif. Télécharger en pdf le sondage baromètre des cadres - Novembre 2010 |
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