| Fortes inquiétudes concernant le prix de l’essence |
Pour le quotidien des Français, ce climat anxiogène trouve une traduction très concrète : de fortes inquiétudes concernant le prix de l’essence, lesquelles s’inscrivent, plus globalement, sur fond d’inquiétudes persistantes pour le pouvoir d’achat. Essence : inquiétudes et restrictions L’inquiétude est massive : 70 % des Français estiment que, « au cours des trois prochains mois », les « prix de l’essence en France vont augmenter » ; et plus précisément encore, un tiers des personnes interrogées (33 %) redoutent une « forte » augmentation des prix à la pompe. En conséquence, une part significative de Français envisagent de réduire leurs déplacements en voiture : près de 4 Français sur 10 (38 %) envisagent de limiter leurs « déplacements en voiture », et seulement 46 % entendent « maintenir » en l’état ces déplacements. Ces intentions de restrictions sont exprimées par l’ensemble des catégories sociales : retraités, ouvriers, employés, membres des professions intermédiaires, tous envisagent des efforts. Deux catégories sont relativement moins touchées par ce désir de limitation des déplacements en voiture : les cadres (30 % entendent réduire leurs déplacements) et les jeunes (28 % des 18-24 ans). Plus largement : pessimisme pour le pouvoir d’achat et réduction de l’épargne Ces inquiétudes concernant le prix de l’essence s’inscrivent, plus largement, dans un climat de défiance pour le pouvoir d’achat : 54 % des Français estiment que leur « pouvoir d’achat » va « diminuer » au cours des « trois prochains mois », soit un score qui confirme le record enregistré le mois dernier (56 %), lequel accomplissait une forte progression (+ 12 points). Cette France « non épargnante » répond à des caractéristiques très particulières :
Autre traduction concrète des contraintes financières : les intentions d’achat automobile déclinent nettement : seulement 4 % des Français envisagent désormais d’acheter une « voiture » ou d’en changer, soit un score en repli de 4 points par rapport à celui du mois de février. Certes, cette forte baisse traduit par ailleurs la fin de la prime à la casse (décembre 2010), dont le dispositif avait permis, en 2010, de soutenir de manière artificielle les dépenses automobiles : désormais, ce renouvellement accompli du parc automobile n’incite pas, bien évidemment, à poursuivre de nouveaux achats. Au total, l’indice synthétique des intentions de dépenses des Français atteint son étiage : à 57, il enregistre une baisse de 20 points par rapport au chiffre du mois de février, et consacre ainsi la plus forte décrue enregistrée depuis la création de ce baromètre. Par gros temps en matière de pouvoir d’achat, par pessimisme concernant le prix de l’essence, les Français envisagent de dépenser moins. Au-delà de leur bien-être personnel il ne s’agit pas là d’une bonne nouvelle pour la croissance et le soutien que pourraient lui accorder les ménages. Télécharger en pdf Le baromêtre des projets des Français du mois de mars |
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