| Baromètre des cadres - Février 2010 |
Les résultats sont pour le moins significatifs et font ressortir deux enseignements majeurs :
Les entreprises les plus solides face à la crise rassurent les salariés sur leur pérennité à long terme
Autre secteur d’avenir, les nouvelles technologies sont représentées par les seuls groupes étrangers cités en tête du classement, c’est-à dire google (en troisième place avec 12 % des citations) et Apple (septième position, 7 %), qui sont également des marques-phares avec un positionnement original et haut-de-gamme. De nouveaux modèles d’entreprise Les choix des cadres préfigurent également de nouveaux modèles d’entreprise. Veolia, qui a bâti sa notoriété et son image sur ses politiques en faveur du développement durable, est en cinquième position. Par ailleurs le géant de l’Internet Google, dont l’environnement de travail des salariés est mondialement connu (espaces détentes à thèmes, activités sportives, jeux, tenues décontractées, autonomie renforcée des salariés) ressort parmi les trois premières entreprises citées, alors que le groupe n’emploie que peu de cadres en France. EDF, le vieux et le neuf La primauté accordée à EDF par l’ensemble des cadres (que ces derniers appartiennent au secteur public ou au secteur privé) est singulière. Entreprise patrimoniale, créée en 1946, à capitaux publics, EDF pourrait être considérée comme une société traditionnelle, dont le « modèle » relève davantage d’époques économiques révolues, que de l’avenir. En réalité, EDF cumule précisément, aujourd’hui, un double atout :
En contrepoint, la position obtenue par Google (au troisième rang de notre hiérarchie), apparaît certes satisfaisant mais relativement décevant en regard des efforts déployés par la société californienne pour s’imposer comme le modèle de l’entreprise de demain. L’ironie de l’histoire (et de la crise) est peut-être d’avoir fait évoluer la signification de la « modernité », ébranlant les certitudes googliennes : la « révolution du management » initiée par Google apparaît moins prioritaire que la sécurisation de l’univers professionnel en période de crise, et la recherche de l’intérêt général. Certes, la signature googlienne « Don’t be evil » porte une promesse éthique à l’ordre du jour, mais altérée par les débats relatifs au caractère tentaculaire de Google, et à l’utilisation des données à des fins commerciales. François Miquet-Marty |
|||||
