| Le baromêtre des cadres Janvier 2011 |
A -34, l’indice du moral des cadres gagne 4 points et retrouve ainsi son niveau de janvier 2010 (-33), après avoir atteint son étiage en juin (-47) et en novembre (-46) derniers. Deux facteurs essentiels expliquent cette nette amélioration :
Vers une amélioration de l’économie pour le début d’année 2011 ? Pour le début d’année 2011, on observe une nette amélioration des perspectives. Pour autant, il s’agit moins d’un retour d’optimisme que d’un net repli des opinions pessimistes, sur nos principaux indicateurs :
Ainsi, après les turbulences financières ou sociales de l’année 2010 (notamment le sauvetage de l’euro et la réforme des retraites), les cadres apparaissent donc moins inquiets pour leur avenir et celui de l’économie française. Cette évolution positive est fondamentale puisque le moral des cadres constitue l’un des préalables aux performances de l’économie. Mais cette relative confiance ne se transforme pas pour autant en optimisme, suivant en cela les prévisions économiques pour l’année 2011 : autour de 1,6 % de croissance selon le FMI et la plupart des observateurs, soit un rythme comparable à 2010, ou 2 % selon le gouvernement. Entre ces deux scénarios, les premiers mois de 2011 seront donc cruciaux pour confirmer cette embellie du moral des cadres, et plus généralement une perspective de sortie de crise à moyen terme. Bill Gates et Steve Jobs en tête du palmarès des dirigeants d’entreprise Pour comprendre l’état d’esprit des principaux acteurs de l’économie, l’image accordée aux dirigeants de grandes entreprises apparaît fondamentale. C’est la raison pour laquelle nous inaugurons un palmarès des dirigeants d’entreprises françaises ou étrangères, reposant sur la popularité professionnelle des dirigeants les plus connus des cadres français. Seuls trois patrons recueillent une majorité d’opinions positives : les leaders de l’informatique Bill Gates et Steve Jobs, et Michel-Edouard Leclerc. La présence des deux Américains en tête du classement n’est pas si étonnante : leur notoriété dépasse largement celle de leurs homologues français, leurs entreprises ont connu une croissance florissante ces dernières décennies, mais surtout ils représentent, à travers l’activité de leurs entreprises, l’innovation et l’amélioration d’outils informatiques dont le grand public, et en premier lieu les cadres, se servent quotidiennement. En outre, leurs parcours et leurs personnalités fondent leur image sur des critères qui dépassent de loin le seul univers Michel-Edouard Leclerc, le patron français le plus apprécié des cadres Le dirigeant des magasins Leclerc est cité juste après Steve Jobs avec 61 % d’opinions favorables. Si son parcours est très différent de Steve Jobs ou Bill Gates, Michel-Edouard Leclerc a su capitaliser sur des atouts d’importance auprès de l’opinion :
Au-delà, quatre autres dirigeants obtiennent des scores d’adhésion certes minoritaires mais relativement élevés : Bernard Arnault (LVMH) à 41 %, Guillaume Pepy (SNCF) à 40 %, François Pinault (PPR) à 39 % et Carlos Ghosn (Renault Nissan) à 38 %. Par-delà les qualités professionnelles propres à chacun, ces scores s’expliquent par des taux de notoriété significatifs, et par une implication sur deux registres d’activité opposés mais bénéfiques en termes de capital image :
Parmi les enseignements majeurs de ce sondage on notera donc que :
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