| Le Baromètre des cadres - Juin 2009 |
Cette nouvelle livraison du Baromètre des cadres révèle une nette amélioration de l’indice synthétique du « moral des cadres » : ces données sont importantes parce qu’elles confirment que le rebond enregistré il y a trois mois n’était pas un artifice, mais qu’il correspondait effectivement à l’amorce d’un regain prolongé. Un regain du « moral des cadres » L’indice synthétique du « moral des cadres » s’établit désormais à -36, soit une progression de trois points par rapport aux données recueillies le mois dernier, et de neuf points par rapport aux données obtenues il y a trois mois. Ces bons résultats sont imputables à trois facteurs : La stabilisation de l’ensemble des registres d’analyse du « moral des cadres » : aucune donnée ne décline, ce qui est de bon augure en période de crise économique ; Une progression significative des anticipations concernant le « niveau de vie en France » :
Une progression des anticipations concernant les anticipations financières personnelles : 11 % des cadres estiment que leur situation financière personnelle va s’améliorer, contre 8 % les mois derniers ; symétriquement, seuls 21 % des cadres anticipent désormais une dégradation de leur situation financière, contre 39 % il y a un an. L’Europe, fragile facteur d’espoir A une semaine des élections européennes, les cadres se révèlent partagés concernant l’impact de l’Union européenne : 53 % font confiance à l’Union pour « apporter des réponses efficaces à la crise économique et sociale actuelle », contre 44 % d’un avis inverse. Cette opinion est corrélée au niveau de revenu des personnes interrogées : 55 % des cadres ayant des revenus mensuels bruts supérieurs à 3 000 € font confiance à l’Union européenne, contre seulement 50 % des cadres ayant des revenus inférieurs à 3 000 €. Bien qu’une majorité de cadres accordent leur confiance à l’Union européenne, ces résultats apparaissent particulièrement décevants pour l’Europe. Les cadres constituent, traditionnellement, l’un des publics les plus europhiles, et les plus bienveillants à l’égard des capacités de l’Union européenne à orienter positivement la situation économique et sociale du continent. Même si, certes, la crise actuelle est d’une forte acuité, le soutien accordé par les cadres à l’Europe apparaît, ici, particulièrement ténu. Tout se passe comme si l’Union européenne, après avoir endossé l’image du libéralisme économique lors du référendum de 2005, apparaissait aujourd’hui, à l’épreuve de la crise, comme un pouvoir sans latitudes majeures. Les cadres qui iront voter dimanche 7 juin ont probablement besoin d’être davantage convaincus des vertus de l’Europe ; pour les autres, qui n’iront pas voter, la part de scepticisme qui les anime pourra, en ce dimanche électoral, les conforter dans leur choix abstentionniste. François Miquet-Marty, Viavoice Télécharger en pdf le Baromètre Viavoice du 02 Juin 2009 |
||||

