| Baromètre des salariés-parents - Volet 2010 |
Un an après la première vague de notre baromètre pour l’Observatoire de la parentalité en entreprise, on observe des améliorations concernant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Certaines propositions ont fait du chemin et se développent dans un nombre croissant d’entreprises. Mais ces avancées sont néanmoins modérées, et près de la moitié des salariés-parents considèrent toujours que la prise en compte de leur statut familial n’est pas une priorité pour leur entreprise.
Enfin, le travail à domicile et le télétravail progressent mais encorde trop timidement (13 %, +3 points) puisque les attentes en ce sens font aujourd’hui partie des premières priorités des salariés-parents. On peut toutefois souligner que derrière ces améliorations notables, certaines mesures fortement attendues par les salariés sont toujours extrêmement minoritaires dans les entreprises, qu’il s’agisse de mutuelles avantageuses pour les familles (41 %, -1), d’aides au financement de la scolarité ou des études (19 %) ou simplement de règles de la vie quotidienne telles que le fait d’« éviter les réunions tôt le matin ou tard le soir » (30 %). Un sentiment d’écoute toujours faible En dépit de ces avancées consenties par les employeurs, les salariés-parents interrogés jugent toujours insuffisante l’implication des entreprises sur les objectifs de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle : Ainsi, 47 % des personnes interviewées (proportion stable depuis janvier 2009) s’estiment peu ou pas écoutées au sein de leur entreprise en tant que salariés-parents ;
Parmi les motifs d’insatisfaction les plus courants sont mentionnés « des horaires et un rythme professionnel inadaptés, qui ne correspondent pas à ceux des enfants » (38 %) et un manque de temps « pour les loisirs, pour profiter de la vie de famille » (27 %).
Plus de flexibilité de la part des employeurs, plus de considérations pour les imprévus : à côté de mesures plus coûteuses ou nécessitant la création de nouveaux services, celles qui sont liées à l’organisation du travail sont parmi les plus simples à mettre en œuvre, même si celles-ci demandent une évolution des rapports au travail et de nouveaux critères d’efficacité pour les salariés. Ces attentes sont, quoi qu’il en soit, celles qui cristallisent les mécontentements et qui impactent le plus la vie familiale. |
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