| Le tableau de bord de l'économie Française - Juillet 2009 |
Une moindre défiance envers le système économique Par rapport aux données enregistrées en mars, les Français expriment une moindre défiance envers les institutions économiques et financières :
Mais une crise de plus en plus largement ressentie En dépit de ce léger regain de confiance, la crise continue de s'installer dans l'économie réelle et le quotidien des Français. Entreprises en difficulté, chômage qui explose, revenus en baisse : ces difficultés sont ressenties par une part croissante de salariés et de dirigeants d'entreprises. A la veille d'une rentrée sociale qui s'annonce d'ores et déjà difficile, le regain d'optimisme observé entre mars et mai s'est d'ailleurs estompé. Les jeunes et les salariés s'inquiètent toujours de l'emploi et des salaires, tandis que les dirigeants d'entreprises sont plus nombreux à se soucier du risque d'inflation et du déficit, un mois après l'annonce de la création d'un grand emprunt national par le président de la République. La moitié des Français s'estiment directement touchés par la crise La récession affecte un nombre croissant de foyers et d'entreprises françaises : pour la première fois depuis mars 2009, près de la moitié des Français se déclarent directement touchés par la crise économique et financière (50 %, +5 points depuis mai). Comme lors des vagues précédentes, le pouvoir d'achat en est la première cause ; et si l'augmentation des prix est un peu moins avancée qu'auparavant, la baisse des revenus est citée par 57 % (+2) des personnes touchées par la crise dont 64 % des 50-64 ans. Les problèmes d'emploi (emploi menacé, supprimé ou en recherche d'emploi) concernent près de 33 % des individus, avec des pics à 44 % auprès des 18-24 ans et 42 % auprès des ouvriers. Les dirigeants d'entreprise n'anticipent pas une sortie de crise à court terme Les dirigeants d'entreprise apparaissent toujours inquiets de la situation économique actuelle : 64 % d'entre eux se déclarent touchés par la crise (+4 points), seulement 26 % (score stable) confiants pour la croissance, et 18 % (-2) pour l'emploi :
Sur le front de l'emploi, les perspectives sont relativement stables : une courte majorité des dirigeants d'entreprises touchés par la crise (51 %, -2) comptent toujours reporter ou supprimer des recrutements et 15 % envisagent des licenciements (+1). Cette situation est d'autant plus difficile qu'une nouvelle génération de jeunes actifs doit arriver sur le marché du travail à la rentrée. Pour y faire face, le gouvernement a obtenu un accord avec les plus grandes entreprises françaises pour l'embauche de 24 000 jeunes en alternance en 2009, qui s'ajouteront aux 30 000 emplois-passerelle prévus dans la fonction publique. Au total, les dirigeants d'entreprises anticipent une « sortie de crise » de plus en plus tardive : 68 % d'entre eux estiment que la France ne sortira pas vraiment de la crise économique et financière actuelle avant le second semestre 2010 ; à titre de comparaison, au mois de mars dernier, seuls 52 % partageaient cette opinion. Télécharger en pdf le baromètre d’opinion économique Viavoice, ACFCI, Les Echos, Mars 2009 |
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