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Homogénéisation de la gauche

A un an de la présidentielle de 2012, l’identité idéologique des gauches françaises est fondamentale car elle détermine, pour une large part, les chances d’un candidat de second tour à fédérer, ou non, une diversité de courants que toute l’histoire des gauches distingue, depuis le début du vingtième siècle.
Sur ce registre la présente étude, réalisée par Viavoice pour Libération, révèle que les gauches françaises connaissent aujourd’hui un phénomène majeur d’homogénéisation :
- Des références communes s’affirment ;
- Les grandes familles idéologiques s’effacent.

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Le tableau de bord de l'économie Française - Juillet 2009
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L'économie française est-elle engagée sur la voie du redressement ? Dix mois après la faillite de la banque d'investissement Lehman Brothers et l'effondrement des marchés financiers internationaux, les banques ont partiellement assaini leurs comptes et retrouvé des liquidités ; les marchés boursiers sont revenus à la hausse ; enfin, les Etats ont largement investi dans des plans de relance massifs et ont défini de nouveaux outils de régulation.
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Dans ce contexte, ce troisième volet d'enquête Viavoice-ACFCI-Les Echos révèle à la fois :
  • Une moindre défiance envers le système économique ;
  • Mais une nette extension de la crise

Une moindre défiance envers le système économique

Par rapport aux données enregistrées en mars, les Français expriment une moindre défiance envers les institutions économiques et financières :
  • L'image des banques (40 % d'opinions positives, +7 points depuis mars) et des grandes entreprises (38 %, +3) s'améliore ;
  • L'économie de marché (29 %, +5) et la Bourse (15 %, + 6) bénéficient également d'une meilleure image qu'en mars, même si elles restent fortement associées à un système économique responsable de la crise financière - en particulier par les employés et ouvriers qui ont été davantage touchés que les autres catégories socioprofessionnelles -.

Mais une crise de plus en plus largement ressentie

En dépit de ce léger regain de confiance, la crise continue de s'installer dans l'économie réelle et le quotidien des Français.
Entreprises en difficulté, chômage qui explose, revenus en baisse : ces difficultés sont ressenties par une part croissante de salariés et de dirigeants d'entreprises. A la veille d'une rentrée sociale qui s'annonce d'ores et déjà difficile, le regain d'optimisme observé entre mars et mai s'est d'ailleurs estompé. Les jeunes et les salariés s'inquiètent toujours de l'emploi et des salaires, tandis que les dirigeants d'entreprises sont plus nombreux à se soucier du risque d'inflation et du déficit, un mois après l'annonce de la création d'un grand emprunt national par le président de la République.


La moitié des Français s'estiment directement touchés par la crise

La récession affecte un nombre croissant de foyers et d'entreprises françaises : pour la première fois depuis mars 2009, près de la moitié des Français se déclarent directement touchés par la crise économique et financière (50 %, +5 points depuis mai).
Comme lors des vagues précédentes, le pouvoir d'achat en est la première cause ; et si l'augmentation des prix est un peu moins avancée qu'auparavant, la baisse des revenus est citée par 57 % (+2) des personnes touchées par la crise dont 64 % des 50-64 ans. Les problèmes d'emploi (emploi menacé, supprimé ou en recherche d'emploi) concernent près de 33 % des individus, avec des pics à 44 % auprès des 18-24 ans et 42 % auprès des ouvriers.


Les dirigeants d'entreprise n'anticipent pas une sortie de crise à court terme


Les dirigeants d'entreprise apparaissent toujours inquiets de la situation économique actuelle : 64 % d'entre eux se déclarent touchés par la crise (+4 points), seulement 26 % (score stable) confiants pour la croissance, et 18 % (-2) pour l'emploi :
  • La raison principale est l'absence de reprise des commandes (89 % des entreprises touchées par la crise déclarent avoir moins de perspectives de commandes), ce qui constitue une des conditions du retour à la croissance ;
  • Mais les problèmes de financement pèsent également toujours sur les comptes des entreprises, que ces handicaps soient dus à une pression sur les prix de la part des clients (82 %, +2) ou à des difficultés pour se faire payer (49 %, +1). Les difficultés pour trouver des financements bancaires (32 %, + 7) sont par ailleurs aussi importantes qu'en mars, ce qui contribue à l'image négative des banques auprès des dirigeants d'entreprise (70 %, contre 56 % de la part du grand public) ;
  • Enfin, les chefs d'entreprise s'inquiètent de l'augmentation des déficits publics et du risque d'inflation que celle-ci comporte - la confiance dans la maîtrise de l'inflation (44 %, -6) et des déficits publics (12 %, -3) est à nouveau en baisse depuis mai - après l'annonce du nouvel emprunt national, qui a été critiqué par la Cour des comptes en raison du risque d'emballement de la dette publique.

Sur le front de l'emploi, les perspectives sont relativement stables : une courte majorité des dirigeants d'entreprises touchés par la crise (51 %, -2) comptent toujours reporter ou supprimer des recrutements et 15 % envisagent des licenciements (+1). Cette situation est d'autant plus difficile qu'une nouvelle génération de jeunes actifs doit arriver sur le marché du travail à la rentrée. Pour y faire face, le gouvernement a obtenu un accord avec les plus grandes entreprises françaises pour l'embauche de 24 000 jeunes en alternance en 2009, qui s'ajouteront aux 30 000 emplois-passerelle prévus dans la fonction publique.

Au total, les dirigeants d'entreprises anticipent une « sortie de crise » de plus en plus tardive : 68 % d'entre eux estiment que la France ne sortira pas vraiment de la crise économique et financière actuelle avant le second semestre 2010 ; à titre de comparaison, au mois de mars dernier, seuls 52 % partageaient cette opinion.


Télécharger en pdf le baromètre d’opinion économique Viavoice, ACFCI, Les Echos, Mars 2009 pdf.jpg