| Le tableau de bord de l'économie Française - Septembre 2010 |
Pour autant, cette actualité anxiogène correspond-elle aux perceptions quotidiennes des entrepreneurs, dans leurs secteurs d’activité ? Cette nouvelle vague du baromètre Viavoice réalisé pour l’ACFCI, Grant Thornton et Les Echos révèle un climat bien plus positif, un printemps économique qui contraste avec la morosité dispensée par les événements d’actualité. Une perception majoritairement positive des fondamentaux du système Les scores sont sans appel : les dirigeants d’entreprise expriment une opinion « positive » du « capitalisme » (53 %), de « l’économie de marché » (51 %) et des « grandes entreprises » (51 %). Une amélioration de la confiance concernant la croissance et l’emploi Cette perception positive des fondamentaux du système s’explique, pour une large part, par l’amélioration de la confiance concernant la croissance et l’emploi :
Cette double progression s’explique à la fois par le retour d’une croissance significative au second trimestre, largement médiatisé cet été (+ 0,6 %), et par l’érosion du taux de chômage (- 0,2 points au deuxième semestre 2010, à 9,3%). Des intentions moins négatives pour les mois qui viennent Dans ce contexte de confiance en progression, les décisions entrepreneuriales sont moins négatives qu’elles ne l’étaient par le passé :
En revanche, la persistance vécue et perçue de la crise En revanche, les dirigeants d’entreprise français s’estiment toujours confrontés à la crise.
Face aux déficits publics : l’ampleur du scepticisme Par ailleurs, et alors que le gouvernement va présenter son plan d’action contre les déficits publics, les dirigeants d’entreprise se révèlent particulièrement sceptiques sur ce registre :
Ce mois de septembre 2010 constitue, sur le fond, une séquence encourageante. Certes, les mouvements sociaux se répètent. Certes, la crise est toujours d’actualité. Certes, les déficits publics nourrissent les inquiétudes. Mais loin des bruits de l’actualité, les dirigeants d’entreprise reprennent progressivement confiance, et leur part d’optimisme retrouvé se traduit, concrètement, par des décisions moins douloureuses pour leurs propres sociétés. Des mesures d’investissements moins restrictives, des stratégies d’emploi moins négatives, voilà aussi ce qui peut nourrir la reprise de demain. A distance des tensions du moment, les dirigeants d’entreprise en France retrouvent pas à pas les couleurs de l’espoir. Cette mutation là est silencieuse ; elle n’en est probablement pas moins féconde. |
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