| Les dirigeants d’entreprise et l’économie |
Lors de ce processus de « sortie de crise », des accélérations et des décélérations seraient certes envisageables, mais le schéma général consacrerait une évolution d’ensemble de scores négatifs à des scores positifs. Les données issues de ce sondage révèlent un autre scénario. Aux yeux des dirigeants d’entreprise, l’économie française évolue en tendance d’un temps de récession et de chômage, à un temps d’inflation et de déficits publics. Et dans ce contexte de recompositions s’affirme par ailleurs une puissante volonté de réforme, en faveur du retour aux 39 heures. Installation de la nouvelle crise : inflation et déficits publics En ce premier trimestre 2011, les inquiétudes des dirigeants d’entreprise progressent sur deux registres : l’inflation et les déficits publics ;
Atténuation de la première crise : récession et chômage En regard de ces inquiétudes croissantes, les perceptions des dirigeants d’entreprise s’améliorent sur deux autres registres, signant ainsi une nette atténuation, à leurs yeux, de la « première » crise :
D’une crise à l’autre : explications et implications Ce glissement, du sentiment d’une crise vers celui d’une autre, s’explique doublement :
Dans ce contexte, ayant pour partie le sentiment d’évoluer d’une crise à l’autre, les dirigeants d’entreprise ajournent toujours l’échéance anticipée de sortie de crise : 86 % d’entre eux estiment que la « crise économique et financière » n’est « pas terminée », et la plupart (63 %) n’imaginent pas de sortie de crise avant l’élection présidentielle. Temps de travail : des dirigeants favorables à un retour aux 39 heures Au registre des solutions envisageables pour améliorer la situation de la France, les dirigeants d’entreprise apparaissent massivement attachés à une augmentation de la durée du travail. Au-delà des mesures de la loi TEPA de 2007, lesquelles ont
Pour les dirigeants d’entreprise aujourd’hui, l’économie française ne va pas beaucoup mieux qu’il y a deux ans. Mais elle va différemment, bridée par des contraintes jugées de plus en plus inquiétantes alors que d’autres se desserrent. Revenir aux 39 heures pourrait être, à leurs yeux, une solution parmi d’autres pour soutenir la santé économique nationale. Cet enjeu majeur pourra compter parmi ceux qui nourriront, sur le fond, les débats de la campagne présidentielle de 2012. Télécharger en pdf le baromètre d’opinion économique Viavoice, ACFCI, Les Echos, Mars 2011 |
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