| L’identité de la gauche - Typologie des familles de la gauche |
Dite la gauche « réaliste », cette première famille qui se déclare « plutôt » à gauche rassemble les catégories sociales moyennes et supérieures autour notamment de préoccupations liées à la croissance économique, la construction européenne, la santé et la réforme de l’Etat (équilibre des dépenses publiques, efficacité du service public, désengagement de l’Etat dans certains domaines…). Elle juge que le clivage gauche-droite est dépassé et souhaite pour l’avenir de la gauche une ouverture au centre. D’ailleurs, ses références idéologiques mêlent à la fois économie de marché, social-démocratie et réformisme. Cette famille accorde encore une confiance forte aux socialistes pour faire des propositions et pour se préoccuper des conditions de vie des Français. En revanche, les « sociaux-démocrates » sont plus pessimistes que les autres familles sur un éventuel retour de la gauche au pouvoir notamment en raison des divisions internes. Enfin, les trois leaders politiques les plus associés à cette tendance sont Martine Aubry et dans une plus large mesure Bertrand Delanoë ainsi que Dominique Strauss-Kahn. Deuxième famille : la gauche « anticapitaliste » (25 %) Traditionnellement positionné « très à gauche », ce groupe trouve ses fondements idéologiques autour de l’anticapitalisme et de l’alter-mondialisme, illustrant ainsi sa dénonciation de l’économie de marché et du libéralisme économique. En pratique, les membres de cette famille souhaitent un Etat puissant : faire payer les entreprises qui font des profits quand elles licencient, éviter le développement des organismes privés en matière de protection sociale. Ce groupe voit l’avenir de la gauche dans l’ouverture vers les antilibéraux et croit encore avec ferveur au clivage gauche-droite. Olivier Besancenot est largement désigné comme le représentant naturel de cette frange de la gauche, mais José Bové et Marie-George Buffet y trouvent aussi leur place. Troisième famille : la gauche « sociale-républicaine » (24 %) Proche idéologiquement de la famille « sociale-démocrate » sur certains points tels que l’ouverture au centre et le réformisme, la gauche «sociale-républicaine» se recentre sur les fondamentaux du socialisme : égalité des chances, éducation, laïcité, lutte contre la précarité. Dans la lignée du positionnement de Lionel Jospin, cette tendance de la gauche fonde son ancrage politique sur des valeurs républicaines et sur la valorisation d’un Etat interventionniste (réguler la mondialisation) et responsable (réforme de l’Etat). D’ailleurs, à l’opposé des sociaux-démocrates, le clivage gauche-droite est plus que jamais d’actualité pour cette famille. Concernant leurs représentants politiques, François Hollande est plus associé à ce groupe qu’aux autres. Quatrième famille : la « contre-gauche » (24 %) La « contre-gauche » est la plus atypique des quatre familles. Sa particularité est de situer en retrait par rapport aux références usuelles de la gauche, tout en se déclarant « de gauche ». Concrètement la « contre-gauche » :
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