| Pouvoir d’achat : discrédit majeur des acteurs politiques |
Les acteurs politiques jugés peu crédibles concernant le pouvoir d’achat Dans ce contexte, ce sondage BPCE - Les Echos - France Info réalisé par Viavoice est significatif du désarroi des Français sur cette question. Quatre ans après l’élection de Nicolas Sarkozy sur le thème du « travailler plus pour gagner plus », les électeurs semblent ne plus croire aux solutions politiques pour augmenter leur niveau de vie. A la question : « Pour l'année 2011, à qui faites-vous le plus confiance pour améliorer votre pouvoir d'achat ? », 45 % des personnes interrogées répondent « A personne », 23 % aux « associations de consommateurs » et 16 % aux « grandes surfaces ». A l’inverse, les acteurs politiques, majorité comme opposition, recueillent des scores très faibles : 11 % pour le « président de la République » et le « gouvernement », 8 % pour les sensibilités « de l’opposition ». Et les partenaires sociaux ne recueillent pas de meilleurs scores : 11 % des Français citent les syndicats, 10 % les employeurs. Des réponses en forme d’avertissement, à un an de la campagne présidentielle, sur une question cruciale qui s’introduira inévitablement au centre des débats. Au-delà de l’analyse politique, le score relativement élevé obtenu par les associations de consommateurs permet de souligner leur montée en puissance ces dernières années, et confère à la société civile une légitimité sur cette question. Le score concernant les grandes surfaces est également significatif et montre que la communication sur les prix, qui a fait la marque de certains distributeurs, est plutôt bien perçue. Intentions de dépenses : une stabilité en réalité encourageante En matière de dépenses, les Français affichent pour les mois qui viennent des perspectives stables qui constituent en réalité une bonne nouvelle dans le contexte actuel. En effet les facteurs de conjoncture auraient pu laisser présager d’un repli des intentions de dépenses :
Malgré ce contexte préjudiciable, les intentions de dépenses sont stabilisées :
Globalement, l’indice synthétique des dépenses des Français progresse ainsi à 73 points (+10) après la forte baisse enregistrée en décembre. Ces résultats sont d’autant plus intéressants qu’ils s’inscrivent dans un contexte de stabilité des anticipations en matière de pouvoir d’achat : 12 % (-1 point par rapport à décembre) des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d’achat va augmenter dans les prochains mois, 42 % (+2) qu’il sera stable et 42 % (=) qu’il va diminuer. Ainsi cette nouvelle vague du baromètre des projets des Français dessine, pour le premier quadrimestre 2011, un état d’esprit de résistance : en regard de signaux qui auraient pu apparaître comme démobilisateurs, les intentions de dépenses ne fléchissent pas. Même si les éléments aujourd’hui en sont encore timides, le ressort de cette stabilité porte un nom : confiance. Et c’est la pérennité ou non de cette confiance, son amplification éventuelle au cours des mois qui viennent, qui contribuera à porter la conjoncture économique de la France en 2011. Télécharger en pdf Le baromêtre des projets des Français du mois de janvier 2011 |
|||||


