LeMonde
04.03.15
 
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Viavoice était citée dans Le Monde, concernant l'étude sur les mémoires de Guerre.
 
Malgré le temps passé et les critiques sur l’Union européenne : un puissant désir de mémoire, et une volonté manifeste de continuer à consolider le couple franco-allemand et le projet européen. Malgré le temps écoulé, l’importance que les populations en Allemagne et en France octroient à la Deuxième Guerre Mondiale demeure très prégnant. Les deux populations pensent de manière très majoritaire qu’il s’agit d’un conflit dont les sociétés peuvent encore tirer des leçons (85 % des personnes interrogées), tandis que plus des deux tiers pensent que le conflit continue à créer aujourd’hui un véritable besoin d’unité en Europe (67 %).
 

Un sentiment d’implication qui demeure encore aujourd’hui très puissant en France.

Environ la moitié des Français se sentent encore aujourd’hui concernés par la Seconde Guerre Mondiale, un sentiment d’implication plus important qu’en Allemagne (34%). Dans les deux pays, les trois principales raisons pour expliquer ce sentiment d’implication sont comparables : soit parce que des parents ou des proches ont vécu la guerre, soit par une perception d’un conflit qui a méprisé des valeurs intemporelles telle que l’humanité et la culture, soit par le poids (traumatique) qu’exerce encore ce passage dans l’histoire nationale de chaque pays.

La façon dont chaque population utilise les différentes sources de mémoire est révélatrice. Les Allemands sont plus enclins à remémorer le conflit à travers des livres historiques, des souvenirs familiaux, et le système scolaire. Tandis que les Français préfèrent les films, les romans de fiction, les commémorations et les reconstitutions historiques. Logiquement, les résultats permettent d’illustrer l’attachement que les Français décernent tout particulièrement aux commémorations, telles que celles qui seront célébrées en mai et juin 2015.

L’Union Européenne d’aujourd’hui est perçue de façon très majoritaire dans les deux pays comme un bon instrument permettant d’éviter une réédition d’un tel conflit (plus des deux tiers des interviewés)

Un sentiment pro-européen qui s’exprime aussi par un soutien massif à l’idée de maintenir des relations approfondies entre les deux pays (84% des interviewés souhaitent maintenir le moteur franco-allemand, voire devenir une même entité fédérale pour 25% d’eux). Un couple dont le premier succès selon les interviewés a été celui de maintenir la paix pendant plus de 70 ans, suivi de la libre circulation et la genèse de l’Union Européenne. Parmi les valeurs les mieux défendues par l’Union Européenne, les Allemands et les Français s’accordent à citer d’abord la culture (69%), la démocratie (64%), la paix (63%) et la liberté d’expression (63%).

Dídac Gutiérrez-Peris, François Miquet-Marty

Télécharger en pdf les détails de l'étude Viavoice De la guerre à l'Europe - Mars 2015