InstitutCurie
 
09/05/2011
 
Chaque année, en France, près de 350 000 personnes sont touchées par un cancer. 100 000 d’entre elles travaillent. Une situation qui, avec le recul de l’âge de la retraite, risque d’être de plus en plus fréquente.

 
L’institut Curie et Viavoice ont ainsi cherché à comprendre les perceptions des Français sur l’après-cancer.

I.              Les difficultés du retour à la vie quotidienne

Ainsi, selon ce sondage, la réinsertion dans le monde professionnel est pour 43 % des personnes interrogées la principale difficulté des personnes ayant été traitées pour un cancer.
Viennent ensuite la difficulté d’affronter le regard des autres (24%), un suivi médical lourd et une santé encore fragile (18%), la reprise d’une vie sociale (20%) et les difficultés psychologiques, notamment liées à une crainte de rechute » (18%).

II.            Vivre comme avant ?

Favoriser le retour à l’emploi et réduire les discriminations apparaissent comme des priorités pour les interviewés.
Ces perceptions de l’opinion illustrent la prise de conscience des embuches rencontrées par les malades, au-delà de la dimension strictement médicale : en effet, si 8 salariés sur 10 retravaillent après un cancer, la moitié d’entre eux déclare rencontrer des difficultés (plus de fatigue, troubles de la concentration notamment.)

Par ailleurs, une majorité (66%) de Français estime qu’une personne guérie peut retrouver la même vie qu’avant.
Mais cette perception apparaît en décalage avec le ressenti des personnes ayant été touchées par un cancer, qui évoquent très fréquemment l’après-cancer comme une vie différente.

« A mon retour j’avais changé à tout point de vue » (femme de 62 ans atteinte de lymphomes)
« Enfin, je ne suis pas revenue comme avant » (femme de 51 ans qui a eu un cancer du sein)
« Les gens n’ont pas retrouvé la même personne» (femme de 43 ans qui a eu un cancer du sein)

Ce baromètre visera donc à identifier les évolutions de l’opinion des Français sur l’après-cancer, afin de mieux cerner cette problématique médicale, mais aussi sociétale.

Arnaud Zegierman