Unaf OPE
 
24/03/2010
 
Des attentes toujours fortes de la part des salariés-parents, des dispositifs qui se mettent progressivement en place dans les entreprises.

 

Un an après la première vague de notre baromètre pour l’Observatoire de la parentalité en entreprise, on observe des améliorations concernant la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Certaines propositions ont fait du chemin et se développent dans un nombre croissant d’entreprises. Mais ces avancées sont néanmoins modérées, etprès de la moitié des salariés-parents considèrent toujours que la prise en compte de leur statut familial n’est pas une priorité pour leur entreprise.

Des mesures qui se développent

Les objectifs de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle sont mieux pris en compte par les employeurs, même s’il reste des marges significatives de progression. Ainsi, certains dispositifs sont de plus en plus présents dans les entreprises :

      • Les primes à la naissance d'un enfant ou pour d'autres événements familiaux se généralisent, avec
      39 % des salariés-parents qui déclarent y avoir droit au sein de leur entreprise (+4 points depuis
      janvier 2009) ;
      • 36 % des salariés-parents (+5) disent pouvoir bénéficier d’un « travail à temps partiel facilité, sans
      impact négatif sur l'évolution professionnelle » ;
      • 34 % (+7) mentionnent que leur employeur applique « un aménagement des congés parentaux et
      de paternité, sans impact négatif sur l'évolution professionnelle » ;
      • 27 % (+5) ont droit à des congés familiaux rémunérés ;
      • 23 % (+6) déclarent bénéficier d’un dispositif de participation aux frais de garde ponctuelle
      ou permanente ;

Enfin, le travail à domicile et le télétravail progressent mais encorde trop timidement (13 %, +3 points) puisque les attentes en ce sens font aujourd’hui partie des premières priorités des salariés-parents.

On peut toutefois souligner que derrière ces améliorations notables, certaines mesures fortement attendues par les salariés sont toujours extrêmement minoritaires dans les entreprises, qu’il s’agisse de mutuelles avantageuses pour les familles (41 %, -1), d’aides au financement de la scolarité ou des études (19 %) ou simplement de règles de la vie quotidienne telles que le fait d’« éviter les réunions tôt le matin ou tard le soir » (30 %).

Un sentiment d’écoute toujours faible

En dépit de ces avancées consenties par les employeurs, les salariés-parents interrogés jugent toujours insuffisante l’implication des entreprises sur les objectifs de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle :

      • Ainsi, 47 % des personnes interviewées (proportion stable depuis janvier 2009) s’estiment
      peu ou pas écoutées au sein de leur entreprise en tant que salariés-parents ;
      • Mais surtout, 72 % pensent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent « ne fait pas beaucoup
      de choses » pour les aider dans la conciliation de leur vie professionnelle et leur vie familiale.


La gestion du temps : un problème croissant chez les salariés-parents

Parmi les motifs d’insatisfaction les plus courants sont mentionnés « des horaires et un rythme professionnel inadaptés, qui ne correspondent pas à ceux des enfants » (38 %) et un manque de temps « pour les loisirs, pour profiter de la vie de famille » (27 %).
Ainsi les problèmes liés au temps de travail et à l’adaptation des horaires seraient croissants et pénaliseraient la vie de famille des salariés-parents, d’où des attentes générales qui évoluent. C’est pourquoi en dehors de dispositifs financiers toujours populaires, tels que que l’aide au financement de la scolarité et des études (29 %, première mesure privilégiée par les salariés-parents) ou les mutuelles avantageuses pour les familles (28 %, en 2e position), les dispositifs de gestion du temps de travail sont les plus attendus, notamment :

      • Le travail à temps partiel facilité, « sans impact négatif sur l'évolution professionnelle » (25 %, +7) ;
      • Le travail à domicile et le télétravail (24 %, +4) ;
      • Les règles simples de la vie quotidienne comme « éviter les réunions tôt le matin
      ou tard le soir » (22 %, +4).

Plus de flexibilité de la part des employeurs, plus de considérations pour les imprévus : à côté de mesures plus coûteuses ou nécessitant la création de nouveaux services, celles qui sont liées à l’organisation du travail sont parmi les plus simples à mettre en œuvre, même si celles-ci demandent une évolution des rapports au travail et de nouveaux critères d’efficacité pour les salariés. Ces attentes sont, quoi qu’il en soit, celles qui cristallisent les mécontentements et qui impactent le plus la vie familiale.

Télécharger en pdf le sondage Viavoice - UNAF Baromètre des salariés-parents - Volet 2010