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06 février 2012

Des cadres peu inquiets par la perte du triple A

Le moral des cadres s’améliore en ce début d’année, consécutivement à une relative stabilisation des perspectives économiques :

- Les marchés ont retrouvé une certaine sérénité : malgré l’abaissement de la note de la France par Standard & Poor’s, le CAC 40 est en progression, et les taux des emprunts sont plutôt en repli. Concrètement, seule une minorité de cadres s’attend à ce que la perte du triple A aie des répercussions sur leur entreprise.

- Par ailleurs l’indice synthétique du moral des cadres est en progression pour le deuxième mois consécutif, à -48, après -52 en janvier et -56 en décembre. Cette amélioration s’explique par un pessimisme moins fort en matière d’emploi et de niveau de vie.

09 janvier 2012

L’élection présidentielle ne suscite pas d’espoir de rebond économique

Après une année 2011 très instable pour l’économie mondiale (crises de la dette en Europe et aux Etats-Unis, Tsunami et accident nucléaire au Japon, révolutions arabes), la trêve hivernale marque un temps de répit face à une situation macro-économique qui demeure, malgré tout, très préoccupante.

Dans ce contexte, les cadres français conservent des perspectives très pessimistes, même si l’on enregistre un regain de motivation en cette fin d’année.

Qui plus est, l’autre enseignement majeur de cette enquête consiste en l’absence de perspectives d’amélioration, pour une majorité de cadres, liées à la campagne présidentielle au printemps prochain : 64 % d’entre eux considèrent que cette élection ne constitue « pas une source d’espoir ». Un contexte économique et moral qui devrait, sans aucun doute, peser sur les débats à venir dans les prochains mois.

01 janvier 2012

Inquiétudes en forte hausse pour l’économie française et nouveau leadership allemand

Alors que le moral des cadres repart à nouveau à la baisse en raison de la conjoncture économique et des nouvelles menaces pesant sur le financement de la dette française, notre classement annuel des personnalités économiques de l’année place en tête Angela Merkel.

Ces résultats sont symptomatiques des inquiétudes liées à la crise de la dette, dont les répercussions croissantes influent tant les équilibres financiers des entreprises que les équilibres économiques, sociaux, ou politiques des Etats.

Dans ce contexte, l’Allemagne a réussi à s’imposer en Europe à la fois comme un nouveau modèle économique et un nouveau modèle de puissance :
• En raison de son économie prospère (croissance, balance commerciale), la plaçant pour l’instant à l’abri de toute spéculation sur sa dette ;
• Mais surtout grâce aux plans de sauvetages successifs de la zone euro et leurs rapports de force inhérents, qui ont imposé l’idée d’un nouveau « leadership allemand » incarné par la chancelière.

07 novembre 2011

Total, entreprise française la plus performante pour les années à venir selon les cadres

Alors que les cadres restent toujours très pessimistes sur la situation économique de la France, sans amélioration depuis août dernier et le début de la généralisation de la « crise de la dette », ils conservent cependant une confiance forte envers les « champions nationaux », ces groupes français très performants au niveau international, et parfois peu inquiétés par la crise. Pour la deuxième année consécutive, Total est ainsi largement en tête de notre classement des entreprises françaises considérées comme les plus performantes pour les années à venir, suivie d’EDF et de L’Oréal.

03 octobre 2011

Confirmation des inquiétudes massives, craintes face à l’enchaînement « déficits-rigueur-décroissance »

Après un effondrement sans précédent (-30 points) de l’indice synthétique du moral des cadres en septembre, le désarroi se confirme aujourd’hui :

• Avec un indice à -51, le moral des cadres progresse certes de 4 points mais demeure à un niveau très inquiétant, plus faible que l’étiage atteint durant la crise des subprimes (-45 en février 2009) ou lors de la première crise de la zone euro (-47 en mai 2010) ;

• Les anticipations concernant la conjoncture demeurent très pessimistes dans un contexte lourdement assombri par la perception d’un cycle anxiogène : « déficits-rigueur-décroissance ».