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jeudi, 24 novembre 2011
La crise accentue les difficultés de pouvoir d’achat,...

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La crise accentue les difficultés de pouvoir d’achat, mais les intentions de dépenses résistent

Face à une conjoncture économique difficile, accentuée par l’application progressive des plans de rigueur décidés depuis l’été, les ménages anticipent majoritairement une baisse du pouvoir d’achat (53 %, +2 points). Et cette perspective risque d’engendrer un repli de l’épargne individuelle, puisque 24 % (+7) des Français ne comptent pas épargner dans les prochains mois.
Pour autant, la consommation, principal moteur de l’économie française, devrait se maintenir pour la fin d’année avec des intentions de dépenses stables. Pour les fêtes de fin d’année notamment, 56 % des Français envisagent de dépenser autant ou plus d’argent que l’année dernière, contre 41 % qui envisagent de dépenser moins d’argent.

Rigueur et inflation contractent le pouvoir d’achat et l’épargne

Pour le deuxième mois consécutif, on observe une hausse des inquiétudes des Français pour leur pouvoir d’achat : 53 % d’entre eux pensent que celui-ci « va diminuer » dans les trois prochains mois, résultat en hausse de 2 points depuis octobre et de 5 points depuis septembre. Ce niveau reste toutefois en deçà des records atteints en février 2011 (56 %) – avec une forte inflation des produits pétroliers sur fond de révolutions arabes – et août 2011 (55 %), en pleine crise boursière.
Pour autant les perspectives actuelles demeurent fortement anxiogènes pour les ménages, d’autant que cette perte de pouvoir d’achat est accentuée par deux phénomènes distincts que sont l’augmentation des prélèvements, avec les derniers plans de rigueur, et l’augmentation des prix à la consommation : ceux-ci ont progressé de 0,2 % en octobre, et de 2,3 % sur un an selon l’Insee. L’évolution des prix sera donc essentielle pour les prochains mois, notamment concernant l’alimentation et l’essence, qui demeurent les postes les plus préoccupants pour le pouvoir d’achat (pour respectivement 47 % et 31 % des personnes interrogées).

D’autre part, la baisse du pouvoir d’achat devrait avoir un impact important sur l’épargne, à la lecture des intentions des Français :
Seules 9 % des personnes interrogées souhaitent mettre « plus d’argent de côté » dans les trois prochains mois, score en baisse de 5 points ;
A l’inverse, 24 % des personnes interrogées déclarent ne pas mettre d’argent de côté actuellement, en hausse de 7 points.
Cette tendance à la baisse peut permettre un relatif maintien de la consommation à la veille des fêtes de fin d’année, davantage propices aux dépenses qu’à l’épargne.

La consommation devrait rester stable jusqu’en début d’année prochaine

Si les perspectives d’épargne sont en baisse, les dépenses devraient se maintenir en cette fin d’année :
Concernant l’alimentation et l’habillement, les intentions de dépense sont stables : 12 % des personnes interrogées pensent dépenser « plus d’argent » dans les trois prochains mois, 53 % « autant d’argent » et 32 % (-2) « moins d’argent » ;
Les intentions d’achat immobilier sont également stables : 4 % des personnes envisagent d’acheter une maison ou un appartement dans les trois prochains mois.
Dès lors l’indice synthétique des intentions de dépense est stable à 80 points, après une baisse de 3 points en octobre.

Surtout, une majorité de Français n’envisage pas de comprimer les dépenses pour les  fêtes :
56 % d’entre eux prévoient de dépenser autant voire plus (pour 10 %) que l’année dernière. Et cette volonté est particulièrement élevée parmi les catégories modestes (60 % pour les ouvriers) ;
- A l’inverse, une part significative de Français (41 %) envisage toutefois de dépenser moins.
A la même question en novembre 2010, 58 % des personnes interrogées envisageaient déjà de dépenser autant ou plus que l’année précédente. Preuve que malgré la dégradation de la conjoncture et des perspectives économiques depuis l’année dernière, ces intentions de consommation résistent pour une large part. Et que les fêtes de fin d’année demeurent, malgré tout, des moments privilégiés qui échappent en partie à la conjoncture.

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