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Face aux incertitudes de demain, les chefs d’entreprise privilégient l’emploi et les ressources humaines

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Comment les acteurs économiques anticipent-ils l’avenir ? Comment l’entreprise saura-t-elle se réinventer face aux innovations et aux technologies disruptives (objets connectés, bioéthique, imprimante 3D, uberisation…) qui transforment chaque jour un peu plus nos modes de consommation, nos modes de production et l’organisation du travail au quotidien ?
Face à cet enjeu majeur pour l’économie française, le MEDEF a souhaité réaliser avec Viavoice un baromètre d’opinion effectué auprès des chefs d’entreprise et des salariés, permettant d’explorer la manière dont ceux-ci anticipent l’avenir de leur entreprise.
La première vague de ce baromètre, présentée dans ce rapport, révèle un enseignement majeur : face aux nombreuses incertitudes de long terme, les chefs d’entreprise entendent valoriser l’emploi et les ressources humaines.

Des entreprises confrontées à de multiples défis à moyen et long terme

Visibilité du court terme et fortes incertitudes de long terme : ainsi pourrait-on résumer l’état d’esprit actuel dans les entreprises. Alors que l’économie française montre depuis quelques mois de solides perspectives de reprise, dirigeants comme salariés se montrent confiants pour l’année à venir puisque 79 % des chefs d’entreprise et 76 % des salariés déclarent avoir une bonne visibilité de l’activité de ces prochains mois.
En revanche, cette visibilité de court terme cache de larges incertitudes de long terme auxquelles doivent faire face dès aujourd’hui les entreprises :
– Sur le plan économique : à un horizon de 10 ans, seuls 27 % des chefs d’entreprise et 36 % des salariés ont une bonne visibilité de l’activité de leur entreprise ;
– Sur le plan technologique également, avec seulement un tiers des chefs d’entreprise (32 %) et des salariés (34 %) qui déclarent avoir une bonne visibilité à dix ans des évolutions technologiques au sein de leur entreprise et de son secteur d’activité ;
– Sur le plan des modes de consommation enfin, avec seulement 34 % des chefs d’entreprise et 36 % de leurs salariés qui ont une bonne visibilité à 10 ans de l’évolution de leur clientèle et de ses attentes (consommateurs ou entreprises).
Il faut dire que la somme des défis auxquels devront faire face les entreprises est conséquente puisque 57 % des chefs d’entreprise déclarent être « très » ou « assez » concernés par le développement des objets connectés, 52 % par la digitalisation, 34 % par le développement du big data, 29 % par la robotisation, 23 % par la bioéthique et enfin 18 % par l’imprimante 3D ou la voiture autonome. Autant de technologies qui sont loin d’avoir montré toutes leurs possibilités, qui à n’en pas douter transformeront largement les modèles économiques actuels, et donc l’activité des entreprises.

Emploi et diversification au cœur de la stratégie d’avenir des entreprises

Comment faire face, dès lors, à tant d’incertitudes économiques et technologiques ?
Si l’investissement dans les technologies figure parmi les prescriptions des chefs d’entreprise, ceux-ci privilégient également d’autres moyens :
– Les ressources humaines et l’investissement humain (emploi et formation) : parmi les priorités affichées par les chefs d’entreprise figure en première place l’embauche de « nouveaux profils de salariés », citée par 48 % d’entre eux ;
– Mais aussi une diversification de l’activité de l’entreprise, par le développement d’une nouvelle offre (45 % de citations) et une diversification des clients, des intermédiaires et des modes de distribution (47 %).
On notera d’ailleurs que ces deux priorités affichées en devancent d’autres, certes essentielles mais apparaissant en second plan dans la hiérarchie des préoccupations des chefs d’entreprise :
– L’investissement matériel dans de nouveaux outils et machines, tout de même cité par 41 % des chefs d’entreprise ;
– L’investissement dans la R&D, cité par 18 % des chefs d’entreprise.

Le chef d’entreprise de demain restera d’abord un acteur économique, créateur d’emplois et de richesses.

Dans ce contexte, le rôle attendu du chef d’entreprise pour l’avenir rejoint ces préoccupations pour l’investissement humain.
Si un grand nombre de dirigeants comme de salariés souhaitent que les chefs d’entreprise prennent davantage la parole sur les enjeux écologiques et sociétaux, le rôle du chef d’entreprise sera bien à l’avenir – et prioritairement – celui d’un acteur économique ayant vocation à créer et protéger les emplois (pour 58 % des chefs d’entreprise interrogés) et créer de la richesse (46 %), avant même d’autres préoccupations majeures comme la capacité à innover ou à manager.
Au fond, ces priorités affichées dessinent en creux un monde de demain à la fois profondément transformé et s’appuyant sur des réalités immuables : car si les technologies et les modes de production connaîtront de profondes mutations dans les années à venir, ce sera d’abord aux forces vives de l’entreprise de relever ces défis majeurs. Une innovation humaine autant que technologique, en quelque sorte.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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