Économie et entreprises

Le Baromètre Entreprise et Société. Viavoice – HEC Paris – S&O

L’engagement social de l’entreprise :

Au-delà des enjeux de réputation, un vecteurde motivation et d’innovation pour les entreprises

À l’heure où la société française fait face à de multiples fractures (économiques et sociales, mais aussi territoriales et politiques), l’enjeu de l’engagement social des entreprises apparaît comme une nécessité croissante pour favoriser une société plus inclusive, mais aussi plus tolérante et plus optimiste.

À ce titre, le fait que la rémunération des salariés arrive en tête des leviers attendus del’engagement social de l’entreprise (48 % de citations) fait particulièrement écho à la situation sociale actuelle et aux revendications liées au pouvoir d’achat (durant le mouvement des gilets jaunes mais aussi à travers les contributions au grand débat).

Pour autant, l’impact bénéfique de cet engagement social des entreprises ne se mesure pas qu’envers la société : elle est aussi bénéfique aux entreprises, et pas uniquement pour leur réputation ou leur image.

Ainsi, une large majorité de cadres d’entreprises en France pensent que l’engagementsocial de leur propre entreprise est un levier important pour sa réputation (70 %), maisqu’elle est aussi :

–  Un facteur de motivation des salariés en interne (pour 59 % des cadres) ;

–  Et, de manière sans doute moins attendue, ils sont également 51 % des cadres à percevoir dans l’engagement social de leur entreprise un vecteur d’innovationimportant.

En d’autres termes, en se convertissant à la prise en compte de son impact au sein de la société, l’entreprise se réinvente et interroge sa « raison d’être », engendrant des bénéfices induits en termes d’innovation (de ses process et de ses pratiques, mais aussi parfois de ses produits et services).

Enfin, il faut souligner également l’impact de l’engagement social sur l’attractivitéemployeur de l’entreprise : pour 48 % des cadres, l’engagement social de leur entreprise lui permet d’attirer de nouveaux talents, notamment au sein des nouvelles générations (millennials) qui arrivent sur le marché du travail avec souvent des attentes différentes de celles de leurs aînés.

Autant de résultats qui plaident pour une intégration toujours plus forte des engagements sociaux au cœur de la stratégie des entreprises françaises.

François Miquet-Marty
Aurélien Preud’homme

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