Économie et entreprises | Santé et interêt général

FÊTE DES VOISINS AU TRAVAIL « Les relations au travail à l’heure de la crise sanitaire » – Octobre 2020

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

Les relations humaines au travail à l’heure de la crise sanitaire

L’entreprise : un projet collectif et humain

La septième édition du sondage Viavoice pour la Fête des voisins revêt un intérêt tout particulier en ce contexte singulier, qui bouleverse le monde du travail et la vie en entreprise. Dans ce contexte, quels impacts sur les relations humaines ? Quelles perceptions les actifs français ont-ils de cette période ?

❖ Les relations au travail et la crise sanitaire : une dégradation qui marque le pas et une amplification des clivages

Si la crise impacte bien évidemment le quotidien de bon nombre d’actifs français, notamment par la mise en place du télétravail, les relations humaines ne s’en voient pas forcément dégradées. En ce sens, la dégradation des relations humaines au travail observée depuis maintenant trois ans semble marquer le pas dans ce contexte particulier :

• Bien que 60 % des actifs considèrent que cette dernière année, et en particulier depuis la crise sanitaire, les relations humaines dans le monde du travail se sont dégradées c’est un constat bien moins pessimiste que celui observé l’an dernier (75 % considéraient qu’elles s’étaient dégradées).

• Ces scores témoignent également d’une amplification du clivage générationnel. En ce sens, si 40 % des 18-24 ans et 56 % des 25-34 ans pointent une dégradation des relations humaines dans l’entreprise, le constat est beaucoup plus sévère chez les 35-49 ans (62 %) et les 50-64 ans (61 %).

Enfin, ces divergences de perceptions s’observent également entre les cadres qui semblent bien plus que la moyenne considérer que les relations humaines au travail se sont améliorées pendant la crise (32 % contre 23 % en moyenne) et témoignent sans doute d’un impact de la crise moins important sur leur quotidien (mission, préparation au télétravail…).

❖A l’heure du télétravail : le manque exprimé de « vie sociale » et de « cohésion »

Si le télétravail ne semble pas avoir amplifié la dégradation des relations humaines au travail, les résultats de l’étude montrent toutefois que cette crise et les modalités de travail qu’elle a générées a impacté le travail en équipe :

• C’est d’abord dans le domaine de la cohésion d’équipe que le télétravail a eu le plus d’impact (34 %) puis concernant la gestion du travail en commun (33 %), enseignements révélant l’importance d’une relation humaine « incarnée » dans le monde du travail qui ne peut passer exclusivement pas des échanges à distance.

Par ailleurs, ce sont les tranches de la population faisant état d’une dégradation des relations au travail qui soulignent davantage l’impact du télétravail sur la cohésion d’équipe (35 % des 35-49 ans et 40 % des 50-64 ans). Les plus jeunes et les plus âgés sont quant à eux plus sensibles à l’incidence du télétravail sur le gestion du travail en commun, signe, là encore, de l’importance de la transmission et de la formation qui passent par l’échange concret.

Ainsi, interrogés sur ce qui leur manque le plus en situation de télétravail, les actifs français regrettent surtout l’ensemble des moments qui constituent la vie sociale en entreprise :

– Pour 25 % d’entre eux, c’est l’esprit d’équipe qui leur manque le plus, pour 21 % ce sont les échanges du matin autour de la machine à café ;

– Enfin, pour 17 % des actifs français, la difficulté à distinguer l’espace personnel et professionnel représente un enjeu. Cet enseignement souligne ainsi l’importance de la redéfinition du partage des temps de vie à l’heure de ces nouvelles formes et modalités de travail, notamment pour les jeunes actifs et possiblement parents (25-49 ans), mais aussi pour les femmes (23 %), qui restent souvent plus frappées que les hommes (13 %) par l’indifférenciation de ces temps personnel et professionnel.

Ces différentes tendances exprimées concernant les impacts du télétravail sur la vie en entreprise ne sont pas anecdotiques car elles modifient aussi les perceptions que l’on a de son travail et de son entreprise :

En ce sens, 40 % des actifs interrogés déclarent que la crise du Covid-19 a impacté l’image qu’ils ont de leur travail : 16 % de manière positive, 24 % de manière négative.

Au-delà donc des changements de modalité et d’organisation du travail, la crise sanitaire interroge l’essence même de son travail, du rapport que l’on entretien avec lui et, par conséquent, du rôle qu’il joue pour soi. Les résultats de cette étude révèlent ainsi que dans ce contexte bouleversé, il ne faut pas oublier que le travail et l’entreprise restent fondamentalement des projets collectifs, engageants et « humains ».

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator el_width= »60″][vc_column_text]

Lire l’intégralité de l’étude

[/vc_column_text][vc_separator el_width= »60″][/vc_column][/vc_row]

Autres études dans la même catégorie

Share This